A weird little thing I wrote for the script of my final French project....
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En me promenant l'autre jour, j'ai remarqué une Fleur de Pissenlit dans le champ, qui se courbait dans le vent. Elle était devenue vieille et nue; elle n'avait plus sa jupe jaune de la jeunesse. Ses bractées étaient en train de faner, et où autrefois elle avait tenu plusieurs cent graines, seulement les trous vides restaient. Quelle petite chose! Mais quelle chose moche!
Je me suis trouvé le visage plusieurs centimètres de la tête de la fleur, tandis que j'essayais d'acquérir une vue plus rapprochée. "Salut! Moi je ne vous ai pas senti depuis une éternité! Depuis l'école primaire, je crois....!"
Mais elle a perdu la plupart de l'odeur.
"Regardez, ma petite, les choses folles qu'on fait pour évoquer les souvenirs de la jeunesse ... oui, oui, je sais, je n'ai pas oublié que je n'ai pas cessé d'être jeune ... mais pourquoi me retirez-vous soudainement? Il y a neuf années. Les filles vous reliaient pour créer des colliers. Pouvez-vous croire que je vous aimais? Que j'aimais vous tenir pour souffler vos graines, juste pour les voir voler à l'horizon!"
Son visage s'est tourné vers moi dans le vent. J'ai fixé les trous, essayant de voir (ou imaginer) les choses que je n'avais pas vues quand j'avais neuf ans: où les bractées rejoignent le tige, les lignes étroites des cellules, les signes de cette époque quand ses ancêtres étaient les algues, même les enzymes de la photosynthèse ...
"Hé, c'est probablement parce que mes examens de biologie approchent ... je reviens au point de départ. Petite Fleur de Pissenlit! Vous m'avez appris ma première leçon sur la vie, car vous étiez dans mon premier livre d'enfants qui s'agit du cycle de la vie. Quelle épreuve tandis que la graine courageuse de pissenlit essayait de trouver une niche pour elle-même! Et qu'elle grandissait contre toute attente! Mais juste seulement pour créer plus de graines qui refont la même chose."
En voyant la fleur défaillante (la plupart qui était tige) endurer le vent, j'avais pitié d'elle et je lui ai dit, "Pauvre fleur! Vous devez vous sentir horrible en savant que votre seul destin à ce moment c'est mourir."
Et je me suis demandé à quoi ça ressemble, être une fleur de pissenlit...
"C'est horrible de savoir que notre destin c'est de mourir?" Elle m'a dit soudainement. Elle a ri un rire mélancolique, en souriant un sourire stoïque.
"Je ne voulais pas dire que la Mort ne soit pas le destin de tous .... mais il a l'air horrible, n'est-ce pas, être dans cette phase de la vie, quand tous les enfants sont sortis du nid et on attend juste la Mort...."
"Et c'est une question qui nous est propre?" Elle a fermé les yeux en s'étirant la tête vers le ciel. "T'es tellement jeune, t'sais?"
"Je ne le nie pas.... moi j'admet que je ne connais pas trop bien la Mort, quoiqu'elle ait visité plusieurs personnes que j'ai connues..."
"Ah, le jeune est à l'étape de la vie où il souhaite comprendre la Mort." Elle a ri tandis que le vent agite ses bractées.
"Je sais que la Mort s'inscrit dans votre ADN ... notre ADN," j'ai inconfortablement ajouté. "Mais n'est-ce qu'il a besoin beaucoup d'autodiscipline, de sacrifice de soi? Que vous consentez à mourir parce que l'évolution veut que vous mouriez? Comme individu, n'avez-vous pas d'hésitation, pas de doutes, pas de peurs?"
"Tellement vieux, tellement jeune!" Elle a soupiré avec un air de réprimande. "Eh bien, t'es meilleur que le petit garçon qui s'est demandé la raison pour laquelle nous ne refaisions pas les pétales et les graines après avoir envoyé nos premiers enfants et s'est demandé la raison pour laquelle la Nature nous permettait d'être si laides...."
"Je ne connaissais encore l'évolution alors .... autrefois vous étiez jeune, n'est-ce pas?"
"Il y a longtemps."
"Il y a un mois?"
"Dix ans. Cent ans. Million d'ans. Cent et vingt-cinq million d'ans," elle a dit avec un air détaché.
"C'est impossible... vous n'en avez pas. C'est impossible d'avoir une Fleur de Pissenlit qui est si vieille......"
Elle se soulevait les bractées vers le ciel quand j'ai eu un moment d'inspiration.
"Oh! Je comprends -- vous -- vous êtes les angiospermes..."
"Les asteraceaes. Les chlorobiontes. Les eucaryotes."
"Toute la vie, alors?"
"Maintenant tu commences vraiment à le comprendre ..."
"Au fait, pas vraiment."
"Pour te répondre sur ta question. Nous n'avons peur de la Mort. Pourquoi? C'est le concept de travailler pour les choses qui sont plus grandes que nous. Il faut la Mort pour...."
"Pour la vie ... ouais, j'l'ai entendu beaucoup de fois. 'Toute la vie est liée!' La Mort ramène le recyclage, dirige la croissance de la population, améliore l'efficacité, cause l'évolution. Il semble que personne ne fasse allusion à l'ironie qu'il faut la Mort pour réfréner la Mort. Tout va bien, sauf l'individu. Peut-être autrefois il nous la faut. O, quelle évolution qui juge ce qui est nécessaire pour soutenir la loi de la Nature! Mais il ne nous faut plus tuer quelqu'un simplement parce qu'il ne peut pas changer ses gènes, car on approche l'époque quand il faut seulement la réparation génétique."
"Qu'est-ce que c'est, l'individu? C'est quoi, nous, vous, leur? Tu crois que toi c'est toi. Mais même si tu devenais immortel, tes cellules devraient mourir: dans la peau, l'estomac, même les neurones dans le cerveau (afin que les propres voies neurales peuvent prendre forme). Quand tu dors, n'est-ce que tu meurs chaque nuit quand tu suspends ton identité,et renais chaque matin? Est-ce que t'es la même personne? Nous mourons -- selon toi -- chaque hiver et nous retournons au sol, et chaque printemps nous revenons du sol. Mais seulement la racine de fondation vit en hiver! Est-ce qu'une parte de nous mourons chaque année, et on ne nous voit plus? Tu nous demandes pourquoi nous n'avons pas la peur ... nous te demandons pourquoi tu n'as pas la peur quand tu dors."
Il y avait une longue silence tandis que mes pensées se tourbillonnaient. C'était étrange, être avisé par une fleur qui a perdu tous les pétales! J'ai vu la petite s'enrouler contre le vent.
"Je pensais aussi souvent à la Mort comme ça quelquefois. Mais je n'ai jamais fini la pensée."
"Naturellement. Une pensée ne connait pas les limites, dedans ou dehors. Tu nous appartiens. Ce n'est pas une surprise que nous partageons plusieurs choses..."
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Le soleil se retirait à l'horizon et les insectes du soir sortaient. Une conversation répétait dans le cerveau.
"Un jour, je reviendrai."
"Nous serons toujours là."
"Vous, ou une autre?"
"Cette fleur? Elle sera partout....car nous serons toujours là."Label: biology, c'est la vie, death, French, individualism, schoolwork, short story, the selfish gene, writing, youth